En bref
La scène de narration est un passage de récit, sans choix, qui ouvre le scénario, marque une transition entre deux actes ou le referme. Dans Immersio, elle existe en trois variantes : l'introduction (toujours la première scène, avec un bouton « Commencer »), la transition cinématique et l'épilogue. Elle ne rapporte pas de points ; elle donne du sens aux décisions qui suivent.
La fiche
- Ce que fait l'apprenant
- Il lit, regarde l'illustration, puis continue.
- Variantes
- Introduction, transition cinématique, épilogue.
- Mesure
- Aucune : pas de score, pas de jauge.
- Dans le moteur
- Toujours présente : la scène 1 est une introduction.
- Modifiable à la main
- Oui, dans l'éditeur du studio.
À quoi sert une scène de narration dans un serious game ?
Une mise en situation n'entraîne que si l'apprenant y croit. Or on ne croit pas à une situation qu'on découvre au milieu d'une question à choix multiples. La narration donne trois informations sans lesquelles les décisions suivantes n'ont pas de poids : le contexte (où, quand, dans quelle tension), le rôle (qui suis-je, de quoi suis-je responsable) et l'enjeu (qu'est-ce qui peut mal tourner).
C'est aussi un outil de rythme. Après une série de décisions difficiles, une courte transition cinématique laisse respirer, fait avancer le temps de l'histoire (« trois heures plus tard… ») et prépare l'acte suivant. Un parcours sans pause s'enchaîne comme un questionnaire ; un parcours rythmé se vit comme un récit.
Quelles sont les trois variantes de narration ?
- L'introduction ouvre toujours le scénario. Elle pose le décor et le rôle de l'apprenant, puis le bouton « Commencer » lance la première décision.
- La transition cinématique sépare deux actes : une ellipse, un changement de lieu, une nouvelle qui tombe. Le moteur d'Immersio la place volontiers juste avant les fins, pour faire monter la tension.
- L'épilogue referme une branche : il raconte ce que sont devenus les personnages et l'organisation après les choix de l'apprenant.
Comment bien écrire une scène de narration ?
- Commencez par un détail concret : une heure, un bruit, un message sur un écran. « Dimanche, 23 h, le téléphone sonne » installe plus vite qu'un paragraphe de contexte.
- Dites à l'apprenant qui il est, à la deuxième personne : son poste, son ancienneté, ce qu'on attend de lui.
- Annoncez l'enjeu sans donner la solution. La narration ouvre une question, elle ne la tranche pas.
- Restez court. Quelques phrases suffisent ; le reste viendra dans les dialogues et les décisions.
Dans l'éditeur du studio, chaque scène de narration se modifie à la main : titre, texte, personnage, illustration, libellé du bouton et scène suivante.
Ce que la narration ne fait pas
Elle ne mesure rien. Si vous avez besoin de vérifier qu'une information a été comprise, faites-la suivre d'une décision qui l'exige. Et une narration trop longue fait décrocher : si un passage dépasse quelques phrases, c'est souvent qu'il contient une décision cachée, qui mériterait sa propre scène.
Questions fréquentes
La scène de narration rapporte-t-elle des points ?
Non. Elle n'a pas de choix, donc ni score ni effet sur les jauges. Son rôle est de donner du contexte et du rythme.
Peut-on illustrer une scène de narration ?
Oui. Le moteur d'Immersio produit un visuel pour chaque scène générée, inclus dans le crédit de la scène, et vous pouvez remplacer l'illustration par votre propre image dans l'éditeur.
Un scénario peut-il commencer directement par une décision ?
Dans les scénarios générés, la première scène est toujours une introduction : c'est un choix de conception, pour que l'apprenant sache où il est avant de décider. Vous pouvez la raccourcir dans l'éditeur.
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